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Ouchebtis. Les serviteurs funéraires privés de la fin de l'Égypte pharaonique La collection du musée du Louvre

Raphaële MEFFRE

€110.00
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• Les Égyptiens du Ier millénaire av. J.-C. plaçaient dans leurs tombes des statuettes alors appelées ouchebtis — « ceux qui répondent » en égyptien ancien. Ces ouchebtis, destinés à se substituer aux défunts en répondant à l’appel lors de corvées agricoles à accomplir dans l’au-delà, sont à la fois des images idéalisées du mort et des serviteurs – travailleurs, empoignant la houe, le pic et le sac à semailles. Souvent inscrites, ces statuettes constituent des sources documentaires de premier ordre qui concernent autant les croyances funéraires égyptiennes que les structures d’une société complexe. Comme le soulignait Jean-François Champollion dès 1827, leurs textes livrent les noms, filiations et fonctions des défunts, permettant de reconstituer « la série des castes, celle des fonctions publiques, et en un mot le tableau fidèle de l’organisation sociale des Égyptiens ». Jean Yoyotte les qualifiait plus tard de « témoins de la société égyptienne ».
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Raphaële MEFFRE

• Les Égyptiens du Ier millénaire av. J.-C. plaçaient dans leurs tombes des statuettes alors appelées ouchebtis — « ceux qui répondent » en égyptien ancien. Ces ouchebtis, destinés à se substituer aux défunts en répondant à l’appel lors de corvées agricoles à accomplir dans l’au-delà, sont à la fois des images idéalisées du mort et des serviteurs – travailleurs, empoignant la houe, le pic et le sac à semailles. Souvent inscrites, ces statuettes constituent des sources documentaires de premier ordre qui concernent autant les croyances funéraires égyptiennes que les structures d’une société complexe. Comme le soulignait Jean-François Champollion dès 1827, leurs textes livrent les noms, filiations et fonctions des défunts, permettant de reconstituer « la série des castes, celle des fonctions publiques, et en un mot le tableau fidèle de l’organisation sociale des Égyptiens ». Jean Yoyotte les qualifiait plus tard de « témoins de la société égyptienne ». Près de deux siècles après Champollion, ce catalogue raisonné met en lumière l’une des plus riches collections d’ouchebtis au monde, en centrant son propos sur les statuettes produites de la XXVIe dynastie à l’époque ptolémaïque. Le chapitre introductif retrace l’histoire de la constitution de cet ensemble exceptionnel, issu principalement des grandes collections égyptologiques des xixe et xxe siècles ainsi que de partages de fouilles ; il offre une analyse des techniques de fabrication des statuettes basée sur l’observation de cette vaste collection. L'ouvrage présente une étude exhaustive des mille neuf cent cinquante ouchebtis tardifs de la collection du Louvre accompagnée d’une présentation des propriétaires de ces statuettes, des autres monuments qui les font connaître et de leurs occupations. L’iconographie somptueuse et les reproductions en taille réelle mettent en évidence la diversité de ces statuettes pourtant produites de façon standardisée.

686 pages – imprimé en quadrichromie sur papier satiné – format 240 x 270 mm – couverture reliée en quadrichromie – EAN 9782916142333.

9782916142333

Data sheet

Pages
686
Format
240 x 270 mm
Auteur
Raphaële MEFFRE

Specific References

ISBN
9782916142333
EAN13
9782916142333
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