• Dès son ouverture en 1827, Jean-François Champollion publia les premières armes du musée égyptien qu’il venait de créer. Du Néolithique jusqu’à l’époque romaine, les armes de la collection du Louvre présentées ici forment un ensemble de près de quatre cents numéros que l’on a étudié du point de vue du matériau, de la technique de fabrication et de l’usage que l’on en faisait. À chaque fois que nécessaire, les représentations et la symbolique qui pouvaient y être attachées ont été convoquées. La taille de la collection, la diversité des armes qu’elle compte et la période historique couverte donnent à voir les ressources dont disposaient les Égyptiens de l’Antiquité pour s’armer, depuis l’époque où ils étaient des nomades chasseurs-cueilleurs ou les sujets sédentaires, agriculteurs-éleveurs, de l’un des états antiques les plus centralisés qui fût : silex et pierres dures, os, ivoire, bois, roseau, bronze ensuite.
• Paul Barguet aurait eu cent ans cette année. Pour honorer la mémoire de ce maître bienveillant, célèbre pour ses travaux fondateurs, les contributions de seize savants qui l’ont connu et apprécié ont été réunies ici. Ce passionné d’Antiquité voua sa vie à l’égyptologie et marqua très tôt un vif intérêt pour les textes religieux, notamment pour le Livre des Morts et les Textes des Sarcophages dont il publia les premières traductions intégrales en français. Sa vie de chercheur fut ponctuée par de nombreuses missions épigraphiques et archéologiques en Haute Égypte, notamment à Karnak, site auquel il consacra une étude qui fait encore date. En 1959, il fut nommé conservateur au musée du Louvre. À Paris, puis à Lyon, ce professeur prodigue fut un maître talentueux pour transmettre à ses étudiants son savoir et sa passion.
• Ce catalogue regroupe les cercueils de la XXIe au début de la XXIIe dynastie conservés au musée du Louvre. D’une richesse iconographique inégalée, ces cercueils se caractérisent par le fond jaune sur lequel le décor prend place et par le vernis qui recouvre totalement ou partiellement ce décor. En tout, cinq ensembles complets comprenant cercueils extérieur et intérieur et couverture de momie, deux ensembles incomplets, sept cercueils intérieurs, trois cuves intérieures, trois couvertures de momies, un fragment de cuve extérieure et quatre visages y sont présentés. L’évolution chronologique de ce type de cercueils, l’histoire de la collection et l’importante question de leur réutilisation sont abordées dans la longue introduction. De nombreux dessins et une couverture photographique complète illustrent les commentaires dans lesquels le décor de chaque cercueil est entièrement décrit et analysé.
À lire et entendre tout ce qui se dit et s’écrit sur l’Égypte ancienne, on pourrait se représenter la Vallée du Nil comme une terre réservée aux dieux et aux pharaons, aux temples et aux cimetières. Et pourtant… si l’on écoutait la voix des Égyptiens eux-mêmes plutôt que de parler à leur place ? Cet ouvrage, le premier jamais publié dans son genre, vous propose donc de les rencontrer directement au gré d’une promenade dans les salles égyptiennes du Louvre. Vous y lirez, en suivant le texte original sur l’objet, les traductions de plus d’une centaine de textes les plus divers, depuis l’ardoise d’écolier jusqu’au sarcophage de Pharaon. Un peuple aussi bavard et aussi gai n’aurait-il pensé qu’à la mort ? On peut en douter… Christophe Barbotin est Conservateur général au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre et enseigne l’épigraphie égyptienne à l’École du Louvre. Didier Devauchelle est Professeur d’égyptologie à l’Université Charles de Gaulle-Lille III.
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