Le 15 décembre 1827, ouvrait le musée Charles X dont Jean-François Champollion avait été nommé conservateur par une ordonnance royale du 15 mai 1826. Pour accompagner cet événement, Champollion rédigea un ouvrage aujourd’hui fondamental : Notice descriptive des monumens égyptiens du Musée Charles X, qui restera le seul guide du musée égyptien jusqu’en 1855. Il offrait au visiteur la description succincte des monuments exposés dans les quatre salles consacrées à l’Égypte ancienne, situées au premier étage de l’aile sud de la cour Carrée, et qui constituaient la première collection des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre ! Première réédition de ce guide, cet ouvrage, présenté et commenté par Sylvie Guichard, comprend l’identification de plus d’un millier d’objets, cités avec leurs numéros d’inventaire, leur datation et une photographie récente.
Pratique essentielle pour la conservation du corps et la survie dans l’au-delà, la momification est sans aucun doute l’un des sujets les plus emblématiques, mais aussi les plus mystérieux de l’Égypte ancienne. Une fois embaumé, le corps était entouré de bandelettes et de tissus et, très souvent, un masque était posé sur le visage de la momie. Les masques de momies présentés dans ce catalogue, constitués principalement d’étoffes et de plâtre, proviennent du site de Mirgissa, l’une des forteresses édifiées en Nubie par les Égyptiens au Moyen Empire, sous le règne de Sésostris II (1866-1862 av. J.-C.). C’est dans l’un des cimetières de cette forteresse aux tombes plusieurs fois pillées et bouleversées que ces masques ont été découverts, le plus souvent cassés en de nombreux morceaux. Patiemment reconstitués par les fouilleurs, ils nous livrent aujourd’huibune étonnante galerie de portraits d’hommes et de femmes qui vécurent il y a près de quatre mille ans.
Cet ouvrage est le premier des trois volumes consacrés à la collection des statues privées de la fin de l’Égypte pharaonique conservées au département des Antiquités égyptiennes du Louvre. Avec près de cent cinquante monuments, dont beaucoup sont demeurés jusqu’à maintenant inédits, celle-ci s’impose comme la plus riche après celle du musée du Caire. Les statues étant rangées par type, puis classées chronologiquement, ce premier volume comprend les différentes catégories de représentations masculines où le sujet n’avance pas les mains pour présenter un accessoire comme une figure divine, un naos, un objet rituel ou une stèle. Ainsi, on y trouve réunies successivement les statues-cubes, celles assises en tailleur, assises sur un siège, agenouillées et, enfin, les statues debout.
Ce catalogue présente les portraits funéraires de l’Égypte romaine peints sur toile, sur bois et en cartonnage, et complète le premier tome, paru en 2004, consacré aux masques en stuc. Le musée du Louvre possède une collection riche et variée, du portrait en pied figuré sur un linceul de presque trois mètres de haut, à celui esquissé sur une étiquette de momie, haute d’une dizaine de centimètres. La diversité caractérise, non seulement les formats, les matériaux, la facture picturale et graphique mais aussi et surtout les portraits des défunts eux-mêmes, tous singuliers. Divers chapitres précèdent les quatre-vingt-trois notices composant le catalogue : une introduction qui montre l’enracinement des œuvres dans la tradition funéraire pharaonique, un historique de la collection, l’identification des essences de bois et des pigments utilisés pour les portraits dits « du Fayoum », ainsi qu’une étude des inscriptions grecques et démotiques.
Le Nouvel Empire, qui marque l’apogée dans le domaine artistique, est la période la plus connue de l’histoire égyptienne. Ses plus grands souverains, Thoutmosis III, Aménophis III, Akhénaton et Nefertiti, Toutânkhamon ou encore Ramsès II, ainsi qu’une foule de divinités et d’animaux, sont superbement représentés au Louvre. Ce catalogue en constitue la publication exhaustive. La richesse de l’iconographie, majoritairement en couleur, la reproduction et la traduction intégrales de toutes les inscriptions ainsi que les annexes rendent cet ouvrage accessible non seulement aux égyptologues, mais aussi aux chercheurs et aux amateurs d’histoire de l’art en général. Coédition musée du Louvre/éditions Khéops – Paris – 2007 – Distribution France exclusive éditions Khéops et Calibre.
À lire et entendre tout ce qui se dit et s’écrit sur l’Égypte ancienne, on pourrait se représenter la Vallée du Nil comme une terre réservée aux dieux et aux pharaons, aux temples et aux cimetières. Et pourtant… si l’on écoutait la voix des Égyptiens eux-mêmes plutôt que de parler à leur place ? Cet ouvrage, le premier jamais publié dans son genre, vous propose donc de les rencontrer directement au gré d’une promenade dans les salles égyptiennes du Louvre. Vous y lirez, en suivant le texte original sur l’objet, les traductions de plus d’une centaine de textes les plus divers, depuis l’ardoise d’écolier jusqu’au sarcophage de Pharaon. Un peuple aussi bavard et aussi gai n’aurait-il pensé qu’à la mort ? On peut en douter… Christophe Barbotin est Conservateur au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre et enseigne l’épigraphie égyptienne à l’École du Louvre. Didier Devauchelle est Professeur d’égyptologie à l’Université Charles de Gaulle-Lille III.
Publication des Actes du colloque organisé à l'occasion de l'exposition : Les artistes de Pharaon, qui s'est tenue à Paris, à Bruxelles et à Turin en 2002 et 2003 Avant-propos, par Henri Loyrette.
Ce Cours d’égyptien hiéroglyphique, nouvelle édition en un volume, revue et augmentée, constitue une initiation méthodique à l’écriture et à la langue des Anciens Égyptiens. Fondé sur l'acquis des recherches grammaticales les plus récentes, il s'adresse néanmoins au public le plus large par sa présentation progressive de l'égyptien du Moyen Empire. Son texte est divisé en 56 leçons, illustrées d'environ deux mille exemples, et dotées, chacune, d'une liste de vocabulaire et d'un exercice d'application. L'ouvrage comprend des lexiques, égyptien-français et français-égyptien, ainsi qu'une liste complète des signes hiéroglyphiques… " Pierre Grandet, docteur en égyptologie, est né en 1954. Après des études d'histoire et d'égyptologie à l'Université de Paris IV-Sorbonne et à l'École pratique des Hautes-Études, il enseigne l'égyptien hiéroglyphique et la civilisation pharaonique au cours Khéops depuis 1986. Bernard Mathieu, agrégé de lettres classiques, docteur en égyptologie, est né en 1959.
François Neveu, agrégé de l'Université, est né en 1933 à Paris. Après des études à l'École normale supérieure de Saint-Cloud et à l'École pratique des hautes études (IVe section), il enseigne, entre autres, le néo-égyptien à l'EPHE depuis 1986 et à l'Institut Khéops depuis 1987.
Les Contes de l'Égypte ancienne rassemblent la traduction la plus récente de l'essentiel des textes littéraires égyptiens de l'époque pharaonique. D'inspiration tantôt populaire et fantastique, tantôt historique ou mythologique, ces textes éblouissants comptent parmi les premiers chefs d'œuvre de la littérature. Pierre Grandet, Docteur en égyptologie de l'Université de Paris IV-Sorbonne. Enseigne la langue et la civilisation égyptienne à l'Institut supérieur Khéops à Paris, et à l'Université catholique de l'Ouest à Angers.
«Grâce aux feuilletons télévisés, au cinéma et aux variétés, l’arabe égyptien est un passeport pour l’ensemble des pays arabes. Cette méthode a un double objectif : offrir aux étudiants un outil moderne pour l’étude de l’arabe égyptien et leur permettre de mieux connaître l’Égypte et sa culture. Elle a été conçue pour de grands débutants en arabe égyptien, qu’ils aient ou non une connaissance de l’arabe littéraire. Grâce à ce volume, accompagné de trois cassettes audio, composé de textes vivants extraits des scènes de la vie quotidienne (au café, chez l’épicier, en taxi, à l’hôtel, au téléphone…), l’étudiant acquiert une solide base grammaticale, un vocabulaire riche, de nombreuses expressions idiomatiques ainsi qu’une foule de renseignements pratiques sur le quotidien égyptien.» Éditions Dar el-Nashr-Hatier – Le Caire – Réimpression de l’édition 1993 – Distribution France exclusive éditions Khéops.